Césarienne non programmée : quand l’accouchement ne se passe pas comme imaginé Parce qu’au-delà de la voie d’accouchement, la naissance reste avant tout une rencontre.

Pour beaucoup de femmes qui attendent leur premier enfant, le projet de naissance est un véritable fil conducteur. Il se tisse au fil de la grossesse, nourri par des lectures, des échanges, des préparations et souvent par un désir profond : accoucher par voie basse dans le respect de la physiologie tout en restant actrice de sa naissance.
Alors, lorsque le travail est en cours et qu’une césarienne non programmée s’impose, le choc peut être immense.

Un projet de naissance chargé d’espoir

Chez les parents, le projet de naissance est rarement anodin. Il représente une projection intime, parfois idéalisée et souvent très investie émotionnellement. Il est porteur d’espoir, de confiance en son corps, de volonté de bien faire pour son bébé. Quand ce projet se transforme en césarienne, il peut laisser place à un sentiment de tristesse voire d’injustice.

La césarienne non programmée : une décision difficile à accueillir

Même lorsqu’elle est expliquée et comprise, une césarienne décidée en cours de travail peut être vécue comme une rupture. Certaines femmes parlent d’un sentiment d’échec.  D’avoir  raté quelque chose ou d’avoir été dépossédées de leur accouchement. D’autres ressentent une grande fatigue émotionnelle mêlée à une incompréhension persistante.
Ces ressentis sont fréquents et légitimes. Ils méritent d’être entendus.

La sécurité médicale avant tout

Il est essentiel de le rappeler avec beaucoup de douceur aux parents qu' une césarienne, programmée ou non, n’est jamais proposée à la légère. Elle intervient lorsque la sécurité de la mère, du bébé ou des deux devient prioritaire. Dans ces moments-là, il ne s’agit pas d’un échec du corps mais d’une adaptation à une situation médicale.
Faire ce choix et le comprendre, c’est aussi un acte profondément maternel et responsable : celui de protéger, de mettre tout en oevre pour la sécurité de tous.

Un projet de naissance n’est pas un scénario figé. Il ne peut pas tout prévoir. La physiologie est vivante, mouvante, parfois déroutante. Elle cohabite avec la réalité clinique. Même lorsque le déroulement change certains repères peuvent rester présents : une parole rassurante, le respect du rythme émotionnel, la place du co-parent, le lien précoce avec le bébé dès que possible.
La naissance ne se résume jamais à une voie d’accouchement.

Après la naissance : accueillir ce qui est là

Après une césarienne, il est fréquent de ressentir des émotions contradictoires. La joie, le soulagement, l’amour immense peuvent coexister avec une tristesse profonde, une déception ou un sentiment d’inachevé. Ces émotions ne s’annulent pas entre elles. Elles racontent simplement une expérience intense, parfois bouleversante.

Donner du sens à son vécu

Être accompagnée après la naissance permet souvent de remettre des mots sur ce qui a été vécu, de comprendre, de déposer ce qui pèse encore. En tant que sage-femme, offrir cet espace fait partie intégrante du soin. Donner du sens à son accouchement, même lorsqu’il ne s’est pas déroulé comme prévu, aide à se réapproprier son histoire et à avancer plus sereinement dans sa parentalité.

Parce qu’au-delà des circonstances, la naissance reste avant tout une rencontre. Et cette rencontre mérite d’être respectée dans toute sa complexité.

À propos de l’auteure : Alexandra Byttebier

Alexandra Byttebier est sage-femme à Wépion, dans la région de Namur. Depuis plus de vingt ans, elle accompagne les femmes et les familles à chaque étape de la maternité, avec une attention particulière portée à l’écoute, au respect des choix et à l’individualité de chaque parcours.

Son expérience hospitalière lui a permis de développer un savoir-faire solide et une grande capacité d’adaptation. Elle a exercé au sein de différents services – centre néonatal, salle d’accouchement, maternité, grossesses à risque et consultations gynécologiques – autant de lieux où elle a appris à accompagner des situations très diverses, parfois délicates, toujours profondément humaines.

Aujourd’hui, Alexandra propose un accompagnement personnalisé fondé sur la confiance et la bienveillance. Elle reçoit les femmes en consultation individuelle, avec ou sans leur conjoint et les accompagne notamment autour de la grossesse, du post-partum, de l’allaitement et de l’utilisation du tire-lait. Son approche vise à informer sans diriger, à soutenir sans juger et à permettre à chaque famille de faire des choix éclairés et sereins.

Animée par le désir d’être plus proche des femmes et de leurs histoires, elle a créé son propre espace professionnel à Wépion. Elle y propose également des séances de Pilates en petit groupe dans une démarche de bien-être global et de reconnexion au corps.

Alexandra Byttebier est sage-femme conventionnée et applique le tiers payant sur base de la nomenclature INAMI.

Vous pouvez la contacter pour poser vos questions ou prendre rendez-vous, afin de bénéficier d’un accompagnement respectueux, humain et adapté à votre réalité.

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